DÉCOUVREZ SES Inspirations

Pour Charles, l’art est un moyen de communication universel, capable de transcender les barrières linguistiques et culturelles.

Il croit fermement que l’art doit provoquer une réaction émotionnelle et intellectuelle chez le spectateur, créant un dialogue entre l’œuvre et l’observateur. À travers son travail, il cherche à inspirer et à émouvoir, offrant une fenêtre sur son propre monde intérieur tout en résonnant avec les expériences personnelles de chacun.

Il s’efforce de traduire ces éléments en œuvres d’art qui parlent directement à l’âme du spectateur. Ses compositions souvent abstraites invitent à la contemplation et à l’interprétation personnelle, chaque spectateur trouvant un sens unique dans les formes et les couleurs.

Ses expositions notables incluent celles à la Fondation Louis Moret à Martigny, à l’Ambassade Suisse de Londres, et des participations à des foires d’art internationales comme la Galerie «Brandt» d’Amsterdam. Ses œuvres font partie de collections privées et publiques, de Paris, Bruxelles, New York, Francfort, Amsterdam, Genève, Bâle, Berne et il a reçu plusieurs distinctions pour sa contribution à l’art contemporain.

En savoir plus sur Charles Menge

Valais, source d’inspiration.

Cette région alpine du Valais qui constitue un canton à lui seul dans la Confédération Suisse où Charles Menge a vécu toute sa vie et qui l’a inspiré. Sa nature, ses traditions, sa religiosité, ce bout de pays qu’on appelle aussi « Le Vieux Pays » était son berceau.

L’inspiration d’un artiste est multiple, étalée dans le temps, elle est concomitante à l’évolution de ses croyances, de ses valeurs, de son environnement de vie. La nature est le premier thème qu’on décèle chez Charles Menge. Cette nature il l’a toujours portée dans son cœur comme un soutien indescriptible à son don de peinture. Une alliée, une confidente chez laquelle il aimait aller se réfugier, s’isoler par moments, y trouver l’apaisement.

Cette nature il ne l’a jamais dissociée du Créateur, plus haut, plus loin, hors de notre portée mais qui est là. Cette entité, cette énergie qui nous dépasse, Charles Menge l’a toujours ressentie au plus profond de lui-même. Cette nature si bien organisée et minutée qui renaît chaque printemps, où chaque chose et être animal est à sa bonne place. Cet univers où la fin de vie et la renaissance se succèdent dans un cycle sans fin. « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière »(Genèse 3 :19). La vie durant nous sommes spectateurs et habitants de cette nature dont les éléments peuvent se déchaîner. L’être humain doté d’esprit, de raison et d’intelligence admire, cultive, détruit, dompte cette nature pour y vivre ou survivre.

Ce microcosme sédunois fait partie d’un cadre de vie plus large qu’est le Valais et qui a constitué son principal lieu de vie. Il est appelé Le Vieux Pays par le reste de la Suisse. Traditions, foi, religiosité, labeur, vin, vignes, nature, légendes ont longtemps caractérise ce canton du Sud de la Suisse qui fait partie de cette magnifique région de montagnes que sont Les Alpes. Il a peint cet environnement de vie alpin au sein duquel vivent des communautés de vie réparties dans des vallées séparées par des montagnes.

Du temps où les voies de communication n’étaient pas aussi développées que de nos jours, les gens devaient s’adapter à un environnement géographique difficile, travailler la terre pour se nourrir, élever des animaux pour faire du fromage et du lait, de la vigne, des vergers pour faire un minimum de commerce et améliorer leur quotidien.

 

Autre source d’inspiration de Charles Menge, c’est sa foi. D’où vient cette foi profonde et ancrée dans un être humain ? Est-ce une question d’éducation et de transmission, d’environnement de vie ou est-elle intrinsèque à l’être humain. Le Valais est un pays de foi, de traditions, de croyances, de légendes. Ce monde invisible, Charles Menge l’a toujours ressenti en lui-même et l’a représenté de différences manières. Les traditions religieuses suivies par les populations alpines, la Passion du Christ, l’apparition
de la Vierge Marie dans différentes circonstances en Europe, la prière individuelle de tout un chacun dans un lieu à un moment de la journée.

On dit que l’aspect spirituel, religieux prend de l’importance plus on vieillit et qu’on se rapproche de la mort. C’est peut-être aussi vrai pour Charles Menge. Cette foi est indissociable de cette vie terrestre qui fût célébrée et racontée par des philosophes, des poètes, des sculpteurs, des musiciens, des peintres et bien d’autres artistes et créateurs que Charles Menge a admirés, écoutés, regardés, collectionnés.

De ce cheminement de la foi et de son rapport à la beauté terrestre, il en gardé des écrits, des citations, des textes qu’il a collectionnés ou écrits lui-même dans ses moments inspirants. Cette foi a cependant dû être mise à rude épreuve à certains moments de sa vie où la cruauté, le violence, l’action de l’Homme l’a profondément marqué et créé des tortures intérieures. Il a exorcisé et supporté ces tourments intérieurs à travers la peinture. Il a beaucoup peint pour peut-être ne pas perdre la tête et se laisser submerger par ses émotions.

Cela nous rapproche à une source d’inspiration qu’on décèle chez Charles Menge et qui peut être liée à la foi, c’est le sort de l’Homme sur cette Terre. C’est l’histoire de la période durant laquelle il a vécu sur cette Terre et qui se trouve être le 20 ème siècle. Il fût marqué par plusieurs guerres et génocides. Charles Menge est né à la sortie de la Première Guerre mondiale et avait 19 ans quand la Deuxième a commencé. Le premier conflit a fait 19 millions de morts en 5 ans, le deuxième entre 60 et 85 millions de morts en 7 ans. Ces chiffres sont totalement effarants observés depuis notre 21 ème siècle. L’humanité et la foi de Charles Menge ont dû être fortement ébranlées par les horreurs et les souffrances qui ont marqué son passage sur Terre.

Le 20 ème siècle fût fortement marqué par deux idéologies, le Communisme et le Nazisme. Elles considèrent l’Homme comme une chose au service d’un système. Le système a droit de vie et de mort sur ces êtres humains. L’individualisme est combattu et n’a pas sa place dans de tels systèmes. Le Bien et le Mal, il les a côtoyés de près et c’est tout à fait compréhensible qu’il ait pu ressentir une détresse intérieure au vue des événements et des souffrances. Cette noirceur historique et détresse humain se retrouvent dans un certain nombre de ses tableaux.

Ayant vécu en Suisse Charles Menge a eu la chance d’être épargné par l’emprise de ces idéologies cruelles, déshumanisantes et meurtrières. A sa modeste échelle il a contribué à dénoncer ces idéologies et les immenses souffrances endurées par les être humains qui y étaient soumis. De nombreux artistes du 20 ème siècle ont contribué à leur façon pour dénoncer les guerres et les génocides du 20 ème siècle. Leur humanité, leur hypersensibilité, leur talent les ont servis pour en faire des oeuvres qui ont su toucher les gens au plus profond d’eux-mêmes.